Par Hildegarde EKALLE
Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit du 14 au 15 septembre 2025 au Port Autonome de Douala (PAD), réduisant en cendres 47 véhicules stationnés dans la zone de dédouanement.
Le sinistre, survenu aux environs de 23h50, a provoqué un important désastre matériel et relance les inquiétudes sur la sécurité des installations portuaires. Selon des sources proches du port, les flammes auraient été déclenchées par un véhicule en cours de dédouanement, avant de se propager rapidement à d’autres engins stationnés à proximité. Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, la puissance du feu a rendu leur mission difficile, ne laissant que des carcasses calcinées derrière eux.

Le bilan est lourd : 47 véhicules détruits, dont 40 d’occasion et 7 neufs. Plusieurs de ces engins étaient destinés à l’exportation vers la République centrafricaine, ce qui pourrait impacter les flux commerciaux dans la sous-région. Les pertes sont considérables pour les importateurs, les transitaires et les commerçants concernés. Face à l’ampleur du drame, les autorités portuaires et les services de douane ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l’incendie et établir les responsabilités. Des questions cruciales sont désormais soulevées : le respect des normes de sécurité, la gestion des risques incendie et la surveillance des installations.
Ce nouvel incident vient s’ajouter à une série d’événements qui mettent en lumière la fragilité des dispositifs de sécurité du principal port du Cameroun. Alors que le PAD joue un rôle central dans l’économie nationale et régionale, cet incendie souligne l’urgence d’une révision des protocoles de sécurité et d’un renforcement des infrastructures de prévention. Les regards restent tournés vers les résultats de l’enquête, tandis que les victimes de l’incendie attendent des réponses et, peut-être, des compensations.
