Angèle NTYAM
D’après ce journal satirique français paraissant les mercredis, l’Elysée et le Quai d’Orsay semblent avoir cautionné cette énième candidature présentée par l’auteur de l’article, comme une imposture.

La France muette face à un Biya mal acquis ?
C’est une drôle de campagne présidentielle qui s’est ouverte au Cameroun, le 27 septembre. L’inamovible Paul Biya, 92 ans, fidèle au poste depuis 1982, espère obtenir un dernier tour de piste lors du scrutin, prévu le 12 octobre, mais il demeure invisible. Officiellement en « voyage privé », le plus vieux dirigeant élu de la planète a rejoint l’hôtel Intercontinental de Genève, où séjourne déjà son influenceuse de fille, qui y dispose d’une suite à l’année aux frais de la princesse.
« Elle avait appelé sur TikTok à voter contre son père, et il s’agissait de la faire rentrer dans le rang. Mais au moins a-t-elle la chance de croiser de temps en temps le Président ! En quatorze ans, il n’a dirigé aucun Conseil des ministres », persifle l’un des opposants à Paul Biya. Lequel Biya, lors de sa dernière réélection, en 2018, n’avait même pas daigné tenir le moindre meeting.
Cette fois, la donne a changé. Alors que l’opposition se cristallise autour de l’ancien ministre Issa Tchiroma Bakary, l’armée camerounaise pourrait être tentée d’intervenir en cas de chaos lors de la proclamation des résultats, s’inquiète un membre des renseignements français :
« Un scénario à la gabonaise est à l’étude. Les militaires prendraient le pouvoir pour garantir le maintien des privilèges de la caste dirigeante. »
Du côté de la France, en perte de vitesse face à la Chine mais toujours influente au Cameroun, c’est le silence radio, se désole un proche de Bakary :
« Il est temps de tourner la page Biya. Nous n’avons rien contre Paris, mais Macron doit comprendre que c’est fini ! »
Pas comme la Françafrique, si ?
