Avec Moussa NJOYA
Pendant que le représentant du RDPC ne bronche pratiquement pas lors des travaux, il faut voir ceux de certains partis d’opposition plonger à bras raccourcis sur toute personne qui ose dire juste un mot qui pourrait aller à l’encontre des intérêts du RDPC. Il faut les voir se lever et suivre, comme un troupeau derrière son berger, le représentant du RDPC, dès que celui se lève pour sortir de la salle.
Les travaux de la Commission nationale de recensement général des votes se sont ouverts ce vendredi 17 octobre 2025 au siège du Conseil constitutionnel, comme le prévoit la loi. Et malgré les fantasmes de quelques fantasques, qui m’ont fait au passage découvrir ces jours-ci les talents fous des Camerounais en matière de science-fiction, celle-ci, selon les dispositions l’article 69 du code électoral, n’est chargé que de procéder au « 𝑑𝑒́𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑣𝑜𝑡𝑒𝑠, 𝑎𝑢 𝑣𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑒̀𝑠-𝑣𝑒𝑟𝑏𝑎𝑢𝑥 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑖𝑒̀𝑐𝑒𝑠 𝑎𝑛𝑛𝑒𝑥𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑚𝑖𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑢𝑝𝑒𝑟𝑣𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛 », 𝑐𝑒𝑐𝑖 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑑𝑟𝑒𝑠𝑠𝑒𝑟 « 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑟𝑟𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑚𝑎𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑒́𝑣𝑒𝑛𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑑𝑒́𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑣𝑜𝑡𝑒𝑠. 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒𝑓𝑜𝑖𝑠 𝑎𝑛𝑛𝑢𝑙𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑒̀𝑠-𝑣𝑒𝑟𝑏𝑎𝑢𝑥 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡𝑠. ».
Cependant, bien que ses attributions soient plutôt banales et laconiques, il n’en demeure pas moins que ces assises ont offert un aréopage d’originalités dont seul le Cameroun et les Camerounais en ont le secret.
𝐔𝐧 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐫𝐫𝐢𝐞́𝐫𝐞́ !
La participation à cette session de la Commission nationale de recensement général des votes a encore renforcé ma conviction, et ce à mon plus grand désarroi, que tout avance dans le monde pour que rien ne bouge au Cameroun, dont le fonctionnement des institutions semble bloqué au 20e voire au 19e siècle ! Et ce en dépit des portables derniers cris et des grosses cylindrés dont raffolent nos gouvernants et élites.
En effet, les travaux s’y déroulent encore comme si l’informatique n’existait pratiquement pas, avec des procès-verbaux qui sont encore rédigés à la main, avec toute la dose d’illisibilité que cela engendre.
Pire, là-bas, et davantage dans les commissions départementales de supervision des votes qui transmettent les procès-verbaux à compiler, l’on ne sait pas qu’il existe déjà une « chose » qu’on appelle « Excel », qui a pourtant été inventé par Charles Simonyi depuis 1985, c’est-à-dire il y a … 40 ans !
En lieu et place, pour les travaux, on remet à chacun des « commissaires » (c’est comme ça qu’on appelle les membres de la Commission) des calpins, des stylos et des calculettes d’addition de basse qualité (le genre qu’on utilise dans les boutiques de nos quartiers pour faire la somme de nos achats).
Résultat des courses : des erreurs de calculs arithmétiques des plus incroyables faites par des adultes au niveau d’éducation pourtant très élevé, l’essentiel étant des hauts fonctionnaires en activité ou retraités. La plus graves des conséquences étant toutes ces heures gaspillées dans des tâches harassantes, que l’usage moyen voire basique de l’informatique nous aurait pourtant permis d’effectuer en quelques secondes, les doigts dans le nez, avec à la clé des résultats qui pour le moins laissent parfois à désirer.
𝐔𝐧 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐮𝐧 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢 !
E.P. est l’un de ces OPNI (entendez par-là « objet politique non identifiés) qui sillonne dans la FOPE (entendez « forêt politique équatoriale ») camerounaise. Personnage à l’allure de prime abord banale, il est pourtant le précurseur des « partis Yango » (en passant cette entreprise me doit des royalties car je suis le tout premier à utiliser ce terme) en 2011. Et depuis lors, il s’en est fait une activité permanente à chaque période électorale, qui est comme pour lui une sorte de « saison de prunes ».
Jamais à court d’une espièglerie politique, il est monté d’un cran dans ses prouesses « artistiques » lors de cette élection présidentielle. En effet, président d’un parti politique, il est allé dénicher un candidat fraichement revenu de la diaspora, et qui avait besoin d’un « parti yango », pour le faire investir par l’un de ces « partis locaux » qui animent la « galerie politique » camerounaise, en s’imposant au passage comme son directeur de campagne. Mais à la surprise générale, il s’est retrouvé à la Commission nationale de recensement général des votes comme représentant d’un autre parti politique, dont le candidat s’était pourtant officiellement rallié à un autre lors de la campagne.
Je reprends, au cas où vous ne m’avez pas bien saisi : notre cher E.P est président d’un parti politique qui n’a pas la possibilité d’investir un candidat pour l’élection présidentiel, car n’ayant pas d’élu local. Cependant, dans ses « flâneries politiques », il tombe sur un jeune longtemps installé à l’étranger et qui désire être candidat. Dans cette perspective, E.P prend langue avec l’un de ses bons « pères » qui dispose d’un parti ayant quelques élus dans son village, pour le convaincre sur la rentabilité financière de ce deal. Une fois l’affaire conclue, en toute vénalité, ledit candidat est investi, et E.P. est nommé (naturellement pourrait-on dire) directeur de campagne. Mais au tout début de la campagne, contre toute attente, il claque la porte, pour se retrouver plus tard à la Commission nationale de recensement général des votes comme représentant d’un autre parti politique, dont le candidat ne se parle plus aussi avec le président de son « parti investisseur ». Chapeau l’artiste !
𝐃𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐚𝐭𝐬 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮’𝐢𝐥𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐧𝐬𝐞́𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐞́ !
Lors de campagne électorale, deux candidats ont désisté, pour former une alliance au profit d’un autre. Ce qui voudrait en principe dire qu’ils se sont retirés de la course, même si Elecam a décidé de garder leurs bulletins dans les bureaux de vote.
Mais il se trouve que les partis politiques ayant investi ces candidats « ralliés » se sont encore fait représenter à la Commission nationale de recensement général des votes. Si dans le cas du parti politique qui n’a pas digéré l’alliance de son candidat, ce comportement peut être quelque peu compréhensible, c’est celui de la formation politique qui a elle-même entérinée le désistement de son poulain qui est des plus surprenants. Mais, « 𝑙𝑒 𝐶𝑎𝑚𝑒𝑟𝑜𝑢𝑛 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝐶𝑎𝑚𝑒𝑟𝑜𝑢𝑛 », dixit quelqu’un !
𝐔𝐧 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐚 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀ 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐚𝐭 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐢𝐞𝐧 !
La politiste française Emmanuelle Pommerolle, dans son récent ouvrage 𝐷𝑒 𝑙𝑎 𝑙𝑜𝑦𝑎𝑢𝑡𝑒́ 𝑎𝑢 𝐶𝑎𝑚𝑒𝑟𝑜𝑢𝑛, fait savoir que « 𝑙𝑒 𝐶𝑎𝑚𝑒𝑟𝑜𝑢𝑛 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑎𝑖̂𝑡 𝑎̀ 𝑚𝑎𝑖𝑛𝑡𝑠 𝑒́𝑔𝑎𝑟𝑑𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛 « 𝑙𝑎𝑏𝑜𝑟𝑎𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑓𝑟𝑎𝑛𝑐̧𝑎𝑓𝑟𝑖𝑐𝑎𝑖𝑛 », 𝑝𝑎𝑠 𝑢𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠, 𝑚𝑎𝑖𝑠 « 𝑒𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 ». Et à l’observation de ce qui s’est passé à la Commission nationale de recensement général des votes ces derniers jours, le moins que l’on puisse dire est qu’elle a raison.
C’est ainsi qu’on a vu présent aux travaux, le président d’un parti politique, qui pourtant juste quelques heures après la clôture du scrutin avait reconnu prestement et publiquement reconnu la victoire du président sortant. Ceci contre l’avis de son propre candidat, qu’il n’a pas hésité de gratifier au passage de quelques compliments très peu reluisants lors de sa conférence de presse.
Le pire étant que ledit candidat avait lui aussi mandaté une personne, autre que le président de son « parti investisseur », pour le représenter lors de ces assises. Vive l’imbroglio !
La question que toute l’opinion publique s’est posée est celle de savoir : qu’est venu chercher ce « président » (d’ailleurs de coutume les présidents des partis politiques ne prennent pas personnellement part à la commission) lors de ces travaux ?
Mais pour quiconque connait les tréfonds de la « politique du ventre » qui sévit au Cameroun, la réponse coule de source !
𝐃𝐞𝐬 « 𝐨𝐩𝐩𝐨𝐬𝐚𝐧𝐭𝐬 » 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐜𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐞̂𝐭𝐬 𝐝𝐮 𝐑𝐃𝐏𝐂 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐑𝐃𝐏𝐂 𝐥𝐮𝐢-𝐦𝐞̂𝐦𝐞 !
La Commission nationale de recensement général des votes est composée, selon l’article 68 du code électoral, d’un président, membre du conseil constitutionnel, et des membres, répartis comme suit : « 𝑑𝑒𝑢𝑥 (02) 𝑚𝑎𝑔𝑖𝑠𝑡𝑟𝑎𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙’𝑜𝑟𝑑𝑟𝑒 𝑗𝑢𝑑𝑖𝑐𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑑𝑒́𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒́𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝑃𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑃𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐶𝑜𝑢𝑟 𝑆𝑢𝑝𝑟𝑒̂𝑚𝑒 ;𝑐𝑖𝑛𝑞 (05) 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙’𝐴𝑑𝑚𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑑𝑒́𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒́𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑟𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒́ 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑑𝑚𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑖𝑡𝑜𝑟𝑖𝑎𝑙𝑒 ; 𝑐𝑖𝑛𝑞 (05) 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑’𝐸𝑙𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝐶𝑎𝑚𝑒𝑟𝑜𝑜𝑛, 𝑑𝑒́𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒́𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝐷𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝐺𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝐸𝑙𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 ; 𝑢𝑛 (01) 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑎𝑛𝑑𝑖𝑑𝑎𝑡 𝑜𝑢 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑒́𝑡𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑑𝑒́𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒́ 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑛𝑑𝑖𝑑𝑎𝑡 𝑜𝑢 𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒. ».
Ainsi au cours de cette élection, nous avions douze représentants des partis politiques ou des candidats. Le RDPC y était représenté par l’un de ses plus hauts hiérarques, ministre en fonction, qui transpire toute l’assurance que confère l’opulence économique doublée à la toute-puissance bureaucratique sous les tropiques. De ce fait, celui-ci ne parle pratiquement jamais, sauf lorsqu’il s’est agi de « rassurer » le président de la Commission que les procès-verbaux d’une localité qui avaient été mis de coté par la commission départementale allaient effectivement être acheminés sur Yaoundé, alors qu’une telle « assurance » relève plutôt d’Elecam et davantage d’un des magistrats présents, et dont dépendent les présidents des juridictions qui chapeautent les commissions départementales (nous reviendrons sur cette autre « curiosité » un de ces quatre inch’Allah !).
Pendant que le représentant du RDPC ne bronche pratiquement pas lors des travaux, il faut voir ceux de certains partis d’opposition plonger à bras raccourcis sur toute personne qui ose dire juste un mot qui pourrait aller à l’encontre des intérêts du RDPC. Il faut les voir se lever et suivre, comme un troupeau derrière son berger, le représentant du RDPC, dès que celui se lève pour sortir de la salle.
Pour que vous ayez une petite image de l’obséquiosité de ces « opposants » vis-à-vis du représentant du RDPC, voici une scène des plus loquaces : nous revenons de la pause déjeuner au cours de laquelle nous avons appris qu’un candidat, dont le représentant avait quitté la salle, a annoncé sa victoire depuis sa ville natale. Dès que nous revenons en salle, l’un de ces « opposants » demande la parole. Sa proposition : la commission doit, toute affaire cessante, faire un communiqué pour condamner « avec la dernière énergie » cet acte de « haute trahison » et d’« insurrection » ! Rien que ça !
Et c’est sur ces entrefaites que j’ai aussi appris que pendant que nous étions en pause, les communicants d’un autre parti d’opposition avaient eux-aussi fait un « direct Facebook » pour couvrir cet opposant « terroriste », ainsi que ses partisans, de toutes les injures possibles du registre camerounais si fleuri.
Voici alors le genre d’incongruités auxquelles j’ai assisté lors des travaux de la Commission nationale de recensement général des votes de 2025 !
Et ceci n’en est qu’une infime partie …


