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Votre septennat des grandes espérances n’est qu’un sablier de mensonges où chaque grain de sable est une vie perdue.

RÉPONSE AU MINISTRE FAME NDONGO : LE CARNAVAL DES CENDRES, chapitre 1

Monsieur le Ministre,

Vous parlez de paix pendant que la faim gronde. Vous chantez la sérénité au milieu des ruines. Vous prêchez la symphonie divine dans un pays où la majorité vit dans la dissonance de la misère.

Vous dites que « rien ne vaut la paix » ?

Mais quelle paix ? Celle des cimetières ? Celle où l’on enterre la vérité sous le silence ?

Le peuple ne mange pas la paix, Monsieur. Il la subit. Il la porte comme un cercueil vide qu’on lui fait bénir.

Vous glorifiez l’ordre contre la chienlit, mais cet ordre n’est qu’un décor funèbre, un théâtre de marionnettes où l’État joue au maître et le peuple au figurant. L’anarchie, c’est celle des palais où les milliards se transforment en bulles de champagne pendant que les enfants boivent l’eau des caniveaux.

Vous citez Aristote, mais oubliez que la logique ne nourrit pas l’injustice.

A ≠ C quand A a tout et C n’a rien.

Vous parlez d’un havre de paix. C’est un mirage. Le Cameroun n’est pas un havre, c’est une nécropole debout, où la jeunesse crie dans le vide et où les rêves se pendent chaque matin aux poteaux de l’indifférence.

Vous évoquez l’union sacrée ?

Elle n’existe plus, Monsieur.

Elle a été éventrée par les privilèges, les nominations tribales, les serments creux et les promesses fossilisées.

Votre septennat des grandes espérances n’est qu’un sablier de mensonges où chaque grain de sable est une vie perdue.

Le Cameroun n’a pas besoin de vos symphonies ministérielles, mais d’un exorcisme national.

Car la vraie chienlit, Monsieur Fame Ndongo, ce n’est pas le désordre du peuple.

C’est le calme criminel du pouvoir.

Prince, citoyen du Cameroun

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