Calquée sur le modèle de l’ex ENA ou école nationale d’administration en France , devenue Institut du service public (ISP), il est aujourd’hui impératif de repenser l’école nationale d’administration et de magistrature (ENAM).
Il est désormais urgent de fermer l’école nationale d’administration et de magistrature (ENAM) de Yaoundé ou de la réformer de fond en comble en la scindant en plusieurs écoles distinctes.
D’école de l’excellence où régnait le mérite, elle est devenue un outil de reproduction sociale aux mains des dignitaires du pouvoir.
Ces dernières années, toutes ou presque toutes les pontes du régime et assimilés y ont fait intégrer leurs progénitures. De Justin Ndioro à Gervais Mendo Ze, de Polycarpe Abah Abah à… Il faut désormais être fils ou fille de… pour pouvoir y avoir accès.
Rappelons que, l’École nationale d’administration et de la magistrature (ENAM) du Cameroun, créée à Yaoundé en 1959 est une grande école de l’enseignement supérieur ayant pour mission principale la formation et le perfectionnement des hauts fonctionnaires du gouvernement camerounais. Il s’agit d’un établissement public doté d’une personnalité publique et d’une autonomie financière. Elle est placée sous la tutelle technique du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme Administrative.
