Soixante ans jour pour jour après le coup d’État du général Joseph-Désiré Mobutu, la scène paraît presque irréelle au regard de la suite de l’histoire : un putsch sans coup de feu, annoncé à la radio, accueilli sans véritable résistance ni du camp présidentiel, ni de celui du chef du gouvernement. En quelques heures, le chef de l’armée congolaise renverse Joseph Kasa-Vubu, écarte Moïse Tshombe, suspend le jeu politique et impose un « régime d’exception » appelé à durer bien au-delà des cinq années qu’il promettra alors.
