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C’est une parole fraternelle adressée à un frère, une légende vivante, un symbole — mais aussi un homme qui, comme nous tous, peut se tromper.

Top 10 des choses que j’aurais aimé dire à Samuel Eto’o… en toute fraternité

Mes chers compatriotes,

Ce post n’est pas un règlement de comptes.

Ce n’est pas une attaque.

C’est une parole fraternelle adressée à un frère, une légende vivante, un symbole — mais aussi un homme qui, comme nous tous, peut se tromper.

Parce qu’à la veille d’une Assemblée générale élective contestée, alors que le Ministre des Sports dit NON et que la FECAFOOT dit OUI, il serait malhonnête de faire semblant :

* quelque chose ne tourne plus rond dans notre football.

Alors voici, humblement mais fermement,

les 10 choses que j’aurais aimé dire à Samuel Eto’o Fils si je l’avais en face.

1- Rien ne sert de faire le bras de fer avec ta hiérarchie… au nom de la loi.

Oui, la FECAFOOT est autonome.

Oui, les textes existent.

Mais le bras de fer permanent affaiblit tout le monde.

Le droit n’est pas un sabre — c’est un équilibre.

Et un capitaine intelligent choisit ses batailles.

2- Regarde ce qu’il reste aujourd’hui de la Fécavolley.

Était-elle parfaite ? Non.

Était-elle un porte-étendard du Cameroun ? Oui.

Elle a voulu combattre sa tutelle…

* Résultat : une fédération déchirée, par terre, invisible.

Le football pourrait suivre la même pente.

3 – Avant toi, Iya Mohamed a fait tomber des ministres… mais la fin, tu la connais.

Iya a tenu tête à presque tout le monde.

Il a fait trembler des ministères.

Il a tenté le bras de fer institutionnel.

Et pourtant…

* Kondengui. Direct. Sans détour.

L’histoire ne récompense jamais les guerres inutiles contre l’État.

4 – Et les valeurs bantoues alors ?

Nous t’avons connu respectueux, posé, capable de poser les genoux au sol pour l’intérêt supérieur de la nation.

Aujourd’hui, on voit un autre visage :

* celui de l’entêtement,

* du feu permanent,

* du défi inutile.

Où est passé le Samuel Eto’o qui savait écouter les anciens ?

5- Comment expliquer cette triste coïncidence ?

Depuis que tu as pris le brassard des Lions (au détriment de Rigobert Song)

puis la présidence de la FECAFOOT…

plus aucun titre, aucun trophée, aucun exploit.

Rien.

Juste des scandales répétitifs et des éliminations humiliantes.

Même avec 9 places pour l’Afrique à la Coupe du Monde,

nous n’avons pas vu le Cameroun.

Nous sommes restés à la maison…

pendant que le Cap-Vert nous sort tranquillement.

6 Le football n’a pas besoin d’un héros — il a besoin d’un gestionnaire.

Tu as été un immense joueur.

Le plus grand.

Mais gérer une fédération demande :

du calme,

du recul,

de l’humilité,

de la diplomatie,

du consensus.

Pas du sang chaud.

7- La FECAFOOT n’est pas un royaume.

Une Assemblée générale élective où tu es le seul candidat,

à la veille d’une bataille politique,

contre la volonté affichée du ministre…

Ce n’est pas un signe de force.

C’est un symbole d’isolement.

Un roi sans adversaire n’est pas un roi fort.

C’est un roi seul.

8- L’image internationale du football camerounais souffre.

Entre :

les dénonciations internes,

les conflits avec le ministre,

les suspensions FIFA brandies comme des menaces,

les scandales judiciaires,

la guerre permanente avec les sélections…

Il est difficile pour le monde extérieur de comprendre :

* Qui dirige vraiment le football camerounais ?

* Et surtout… où allons-nous ?

9- Le football camerounais ne survivra pas à une guerre d’ego.

Le sport roi n’est pas un champ de bataille.

C’est un patrimoine.

Les joueurs souffrent,

les fans souffrent,

les clubs souffrent,

les compétitions souffrent.

Et le pays perd.

Chaque jour un peu plus.

10- Avant d’être président, tu resteras Samuel Eto’o : l’icône. Préserve ce patrimoine.

Samuel, tu es plus qu’un joueur.

Tu es un symbole intergénérationnel.

Tu es un pan de notre histoire collective.

Ne détruis pas cette image dans un combat stérile.

Choisis la paix, la sagesse, la grandeur.

Parfois, reculer,

ce n’est pas fuir.

C’est protéger ce qu’on a construit.

En conclusion :

Ce message n’est pas un blâme.

C’est une invite à la lucidité.

À la veille d’une élection où tu es seul sur la ligne de départ,

alors que la tutelle dit NON et que la FECAFOOT dit OUI,

le Cameroun footballistique ne mérite pas un chaos de plus.

* Nous avons besoin de ton intelligence, pas de tes colères.

* Nous avons besoin de ton expérience, pas de tes guerres.

* Nous avons besoin du Samuel Eto’o qui savait inspirer — pas diviser.

Le Cameroun t’aime.

Mais le Cameroun attend aussi… que tu réfléchisses.

Le courrier du cameroun

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