Sois certain d’une chose : après la CAN, le sort demandera des comptes à la fédération. Le peuple camerounais, lui, n’oublie pas. Il t’offrira la sortie que tu mérites pour l’immensité des services rendus.
LETTRE OUVERTE À VINCENT ABOUBACAR :
LE PEUPLE TE RENDRA TA GLOIRE ET TA COURONNE !
À l’attention du Capitaine des Lions Indomptables,
PAR Jean Claude Mbede Fouda – SENIOR JOURNALISTE
CHER VINCENT (Abouchouchou),
J’ai décidé de t’adresser cette lettre.
Au moment où s’ouvre la CAN au Maroc — cette compétition pour laquelle tu t’es battu afin de qualifier ton pays — toi, Vincent Aboubakar, chouchou du peuple et idole convoitée par le monde entier depuis quinze ans, tu as été écarté.
L’OMBRE D’UN RECORD…

Le journal anglais The Sun affirme que ton éviction n’est pas sportive, mais politique. On murmure que le président de la Fecafoot, hostile à l’émergence de stars depuis sa propre retraite, craignait que tu ne battes son record de buts en équipe nationale.
Moi, je te le dis au nom du peuple africain : tu méritais d’être là. Tout comme Roger Milla au Mondial italien, tu méritais de jouer ta dernière CAN, une compétition que tu as tant honorée.
DES SOUVENIRS INDÉLÉBILES POUR SACRALISER TON GÉNIE !
– La finale de 2017 : Ce but d’anthologie face à l’Égypte, l’un des plus beaux de l’histoire du football, offrant le sacre au Cameroun et gravant ton nom parmi les légendes.
– Le Mondial au Qatar : Ce lob audacieux contre le Brésil de Neymar qui a fait vibrer la planète entière.
– La CAN 2021 à Yaoundé : Ton parcours exceptionnel où tu as porté l’attaque camerounaise sur tes épaules.
UNE ABSENCE QUI PÈSE…

Comme ton compagnon d’infortune André Onana, tu seras l’une des absences les plus injustifiées de ce tournoi. Tu ne manqueras pas seulement au Cameroun ; tu manqueras à toute l’Afrique.
Le football n’est pas ingrat. Tu es simplement la victime d’une soif de puissance et d’un ego surdimensionné au service d’une gestion autoritaire qui cherche à régler ses comptes avec ceux qui lui ravissent la vedette.
L’HOMMAGE DU PEUPLE
Sois certain d’une chose : après la CAN, le sort demandera des comptes à la fédération. Le peuple camerounais, lui, n’oublie pas. Il t’offrira la sortie que tu mérites pour l’immensité des services rendus.
En attendant, merci pour tout, Abouchouchou. Merci au nom du peuple camerounais.
Bonne CAN devant ton écran, et au plaisir de te revoir très vite sur les terrains du monde.
Jean-Claude Mbede Fouda
Senior Journaliste, de la Vérité et de la Conscience tranquille
