Avec AFP
Kiev a été la cible d’une attaque de drones et de missiles qui a fait un mort dans la nuit de vendredi à samedi, à la veille d’une rencontre prévue dimanche en Floride entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump pour évoquer la question sensible des territoires, dans le cadre des négociations visant à mettre fin à la guerre.
Près de quatre ans après le lancement de l’offensive à grande échelle de la Russie, l’Ukraine est bombardée quotidiennement. Une journaliste de l’AFP a entendu une série de fortes explosions à Kiev dans la nuit de vendredi.
Les attaques de la nuit dans la capitale, qui ont provoqué un incendie dans un immeuble résidentiel, ont fait un mort et 19 blessés dont onze ont été hospitalisés, selon le maire Vitali Klitschko. Il a ajouté que “2.600 immeubles d’habitation, 187 crèches, 138 écoles et 22 établissements sociaux” étaient privés de chauffage.
L’attaque a également coûté la vie à une femme de 47 ans dans la région de Kiev, a indiqué le gouverneur de la région, Mykola Kalashnyk, précisant en outre que “plus de 320.000 foyers sont privés de courant”.
La Russie “ne veut pas mettre fin à la guerre”
L’armée de l’air ukrainienne a annoncé une alerte aérienne nationale aux premières heures de samedi et a déclaré sur les réseaux sociaux que des drones et des missiles survolaient plusieurs régions ukrainiennes, y compris la capitale.
L’attaque de drones et de missiles russes qui a visé Kiev montre que la Russie “ne veut pas mettre fin à la guerre”, a déclaré samedi Volodymyr Zelensky, pour qui les Russes “cherchent à saisir toutes les occasions d’infliger à l’Ukraine des souffrances encore plus grandes”.
Le président ukrainien s’exprimait avant son départ pour les Etats-Unis, où il doit s’entretenir avec Donald Trump pour discuter du plan visant à mettre fin au conflit russo-ukrainien.
“Torpiller” les négociations
Les pourparlers en vue d’un règlement du conflit se sont accélérés ces dernières semaines, à la suite de la présentation d’un plan dévoilé par Donald Trump.
Alors que ce document était considéré initialement par Kiev et les Européens comme trop favorable à Moscou, Volodymyr Zelensky a dévoilé cette semaine les détails d’une nouvelle mouture, retravaillée mais critiquée par Moscou, qui a accusé l’Ukraine de vouloir “torpiller” les négociations.
Cette version prévoit un gel de la ligne de front sans offrir de solution immédiate concernant les revendications territoriales de la Russie, qui occupe plus de 19% de l’Ukraine.
“Nous avons un programme chargé, cela se passera pendant le week-end, dimanche je pense, en Floride, où nous aurons une réunion avec le président Trump”, a déclaré vendredi le chef de l’Etat ukrainien à des journalistes, dont ceux de l’AFP.
