Par Hugues ETAME
Homme politique et farouche opposant au plus fort des années de braise, l’ancien bâtonnier des avocats du Cameroun de 1982 à 1986 a poussé son dernier ce jeudi 16 octobre 2025, a appris Le courrier du cameroun.
L’avocat et homme politique Yondo Mandengue Black s’est éteint ce jeudi matin des suites de maladie. Ancien bâtonnier, réputé pour son activisme politique durant les années 1990 et les villes mortes au Cameroun. Sa vocation pour l’avocature naquit lors de visites au palais de justice à Douala. En classe de 2nde, il se rend à une plaidoirie. L’avocate de la défense est émue aux larmes et Yondo décide de devenir avocat. Bénéficiaire d’une bourse pour la France, où il est arrivé en 1961, il y fait des études de droit.
Droit dans ses bottes
Militant actif de l’alternance politique au Cameroun pendant les années 1990 et durant les villes mortes. Il fut le compagnon de lutte des Ekane Anicet, Djeukam Tchameni, il est passé par la case prison a fait la prison pour la liberté de la presse. Le 11 octobre 2018 lors d’une conférence de presse chez Albert Dzongang , il prononce un discours au vitriol et à la suite de l’élection de 2018. Il écrit à Paul Biya, lui demandant de quitter le pouvoir. Fidèle à ses principes, le 5 juin 2020, Yondo Black se prononce contre une succession de gré à gré à la tête de l’état du Cameroun.
