Avec AFP
« Je me prépare à disputer de nouvelles élections » a affirméle président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva jeudi 23 octobre à l’occasion d’une visite officielle en Indonésie. Il sera candidat à sa réélection pour un quatrième mandat lors du scrutin de 2026.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a annoncé jeudi 23 octobre qu’il serait candidat à la réélection pour un quatrième mandat lors du scrutin de 2026, à l’occasion d’une visite officielle en Indonésie.
Il s’est déclaré lors d’un discours au côté de son homologue indonésien Prabowo Subianto : « Je vais briguer un quatrième mandat au Brésil (…). Mon mandat se termine fin 2026, mais je me prépare à disputer de nouvelles élections ». « Je vais avoir 80 ans, mais vous pouvez être sûrs que j’ai la même énergie que quand j’en avais 30 », a-t-il ajouté.
Ces derniers mois, le président brésilien de gauche, de retour au pouvoir en 2023 après deux premiers mandats de 2003 à 2010, avait laissé entendre à plusieurs reprises qu’il avait l’intention de briguer la réélection s’il était en bonne santé, sans le confirmer de façon catégorique.
Le président Luiz Inacio Lula da Silva avait dit à une radio locale début octobre : « Si, au moment de décider, j’ai la motivation que j’ai aujourd’hui, la vigueur physique que j’ai aujourd’hui, l’envie que j’ai aujourd’hui, je n’ai aucun doute que je serai candidat à la présidence de la République pour un quatrième mandat ».
Fin 2024, sa capacité à briguer la réélection avait été mise en doute quand il avait dû être opéré d’urgence pour résorber un hématome dans le crâne lié à une chute. Luiz Inacio Lula était également en difficulté dans les sondages, en raison notamment d’une forte inflation sur le prix des aliments début 2025.
Le défenseur de la « souveraineté nationale »
Mais Lula a connu un regain de popularité ces dernières semaines, en s’affichant en défenseur de la « souveraineté nationale » en pleine crise diplomatique et commerciale entre le Brésil et les États-Unis.
L’administration du président Donald Trump a imposé une surtaxe punitive de 50 % sur de nombreux produits brésiliens et a infligé des sanctions individuelles à des autorités du pays sud-américain en représailles à une supposée « chasse aux sorcières » contre son allié d’extrême droite Jair Bolsonaro, prédécesseur de Lula.
Déjà inéligible, Jair Bolsonaro a été condamné en septembre à 27 ans de prison pour une tentative de coup d’État visant à empêcher le retour au pouvoir de Lula après la victoire électorale de ce dernier fin 2022. Le camp bolsonariste s’est pour l’heure montré incapable de s’entendre sur un candidat pour 2026.
