Par Josiane ATEMENGUE
Depuis ce lundi 1er septembre 2025, il est devenu le successeur du général Thierry Marchand à la résidence de France.
Avant sa nomination à Yaoundé, Sylvain Riquier a occupé le poste d’ambassadeur aux Comores pendant trois ans. Son parcours professionnel, riche de plus de 20 ans d’expérience, est marqué par une transition de l’archivistique à la diplomatie.
Diplômé de l’École nationale des chartes en 1989, il a débuté comme conservateur aux Archives de Paris. Il a ensuite été chef du service de la documentation et des archives de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris en 1995. Après avoir intégré l’École nationale d’administration (ENA) en 2001, il a mis ses compétences au service des Affaires étrangères. Sa première affectation à l’étranger l’a mené au Pakistan en 2003, où il a d’abord été conseiller des Affaires étrangères, puis premier conseiller à l’ambassade de France en 2009, témoignant de ses compétences diplomatiques exceptionnelles et de sa capacité à gérer des responsabilités croissantes dans des environnements complexes.
Après à ses missions au Pakistan, Sylvain Riquier a été nommé consul général de France à Beyrouth, au Liban, en 2010. Ce rôle a renforcé son expertise en lui donnant une connaissance approfondie des dynamiques politiques, économiques et sociales du Moyen-Orient. En 2013, il a regagné l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères, où il a occupé le poste de sous-directeur de l’administration des Français à l’étranger. Cette fonction stratégique lui a permis de superviser l’assistance et la protection des citoyens français à l’échelle mondiale.
Un homme de terrain…
Le diplomate français Sylvain Riquier, pourrait probablement contribuer à dynamiser la coopération bilatérale dans un contexte où le Cameroun, en plein chantier de sa stratégie nationale de développement (SND30), cherche à diversifier ses partenaires. L’ambassadeur sortant, le général Thierry Marchand, a d’ailleurs souligné que cette diversification ne doit pas être perçue comme un affaiblissement des liens. « Au contraire, l’occasion nous est donnée de le renouveler », a-t-il déclaré lors de la Fête nationale française, le 14 juillet 2025, à Yaoundé.
Rappelons que le Rapport sur l’économie camerounaise de 2024 révèle que la France reste un acteur économique important malgré une rude concurrence. En 2024, la France est le troisième client du Cameroun dans l’Union européenne, avec 13,9 % des exportations (soit 1 340 milliards de FCFA). Elle a toutefois perdu une place au profit de l’Italie. De plus, avec 22,4 % des importations de l’UE, la France a été déclassée au deuxième rang des fournisseurs au sein de l’UE par la Belgique. En revanche, ce pays européen demeure un créancier essentiel pour le Cameroun. Selon la Caisse autonome d’amortissement (CAA), elle détient 25,6 % de la dette bilatérale du pays (2 648,3 milliards de FCFA) et 8 % de l’encours global de la dette extérieure à la fin juin 2025.
