Avec APA
Au moins quatre personnes, dont l’auteur présumé de l’attaque, ont été tuées mercredi soir dans un attentat suicide survenu dans une mosquée du marché de Gamboru, à Maiduguri, capitale de l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé jeudi les autorités militaires.
Selon l’Opération Hadin Kai (OPHK), force militaire multinationale déployée dans la région, l’explosion s’est produite mercredi aux environs de 18 heures, pendant la prière du soir, lorsqu’un « terroriste kamikaze présumé de Boko Haram » a actionné un engin explosif improvisé à l’intérieur du lieu de culte.
Le kamikaze et deux civils ont trouvé la mort sur le coup. Trente-deux autres personnes ont été blessées à des degrés divers et évacuées vers l’Hôpital général et l’Hôpital universitaire de Maiduguri pour une prise en charge médicale.
« Deux des civils blessés ont malheureusement succombé à leurs blessures à l’hôpital, tandis que deux autres se trouvent actuellement dans un état critique », a indiqué le lieutenant-colonel Sani Uba, porte-parole de l’OPHK, dans un communiqué daté du 25 décembre. Les autres blessés sont dans un état stable, a-t-il précisé.
Les forces de l’OPHK, appuyées par l’unité de déminage de la police nigériane (EOD), d’autres agences de sécurité, le gouvernement de l’État de Borno et l’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA), sont rapidement intervenues sur les lieux pour sécuriser la zone et prévenir toute autre menace.
À la suite de cet attentat, le commandement militaire a annoncé un renforcement des mesures de surveillance et de sécurité à Maiduguri et dans ses environs, appelant la population à rester calme et vigilante, notamment durant les fêtes de fin d’année.
Les autorités ont également exhorté les habitants à signaler sans délai toute personne ou activité suspecte aux forces de sécurité, tout en recommandant une vigilance accrue dans les lieux bondés et les lieux de culte.
Cette attaque intervient dans un contexte de persistance des violences attribuées aux deux factions de Boko Haram dans le nord-est du Nigéria, malgré les opérations militaires menées depuis plus d’une décennie contre le groupe armé.
Maiduguri, considérée comme le berceau de l’insurrection jihadiste, demeure une cible récurrente, bien qu’elle soit placée sous une forte présence sécuritaire.
AC/Sf/APA
