Avec Narcisse NGANCHOP
L’arrestation de Maître Alice Nkom par le régime de Yaoundé serait un crime politique majeur, un acte de défi lancé non seulement au peuple camerounais, mais à la conscience universelle.
Ce jour-là, le régime de Paul Biya signerait publiquement son explosion morale et sa condamnation historique.
Maître Alice Nkom n’est pas le professeur Maurice Kamto en 2019.
Elle est une femme.
Elle est la mémoire vivante du droit, la doyenne du barreau camerounais, une défenseure intransigeante des droits humains, une figure sacrée de la justice face à l’arbitraire d’un pouvoir vieillissant et brutal.
La toucher, ce ne serait pas arrêter une personne: ce serait agresser l’idée même de justice.
Ce serait déclarer la guerre au droit, à la dignité humaine et à l’Histoire.
Le monde entier serait contraint de regarder le Cameroun non plus comme une nation en crise, mais comme un État en chute libre, gouverné par la peur, la répression et le mépris absolu des valeurs universelles.
Les sanctions qui en découleraient ne seraient ni diplomatiques ni symboliques.
Elles seraient écrasantes, durables, et marqueraient la fin de toute indulgence internationale envers un régime devenu indéfendable.
Même une assignation à résidence surveillée serait perçue comme un aveu clair de tyrannie et déclencherait une riposte internationale immédiate.
Mais ce régime, enfermé dans la brutalité depuis des décennies, ne sait plus reculer.
Il avance à l’aveugle, convaincu que la force peut encore remplacer la légitimité.
Il se trompe.
Car l’Histoire est implacable!!! il existe toujours un acte de trop.
Et cet acte de trop pourrait porter un nom.
Maître Alice Nkom.
Celle par qui commencera la chute d’un système.
Celle par qui pourrait s’ouvrir, enfin, le chemin de la libération du Cameroun.
Narcisse Nganchop
Homme politique
Président des Patriotes Africains du Cameroun pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PACTEF)
Réfugié sous protection internationale en Turquie
