0 2 minutes 16 heures

Avec AFP

L’Onu a exprimé mardi sa profonde inquiétude après l’intervention militaire américaine au Venezuela, avertissant qu’elle « a sapé un principe fondamental du droit international ».

L’Onu a exprimé mardi sa profonde inquiétude après l’intervention militaire américaine au Venezuela, avertissant qu’elle « a sapé un principe fondamental du droit international » .

Une « opération de police »

« Les États ne doivent pas menacer ou recourir à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État », a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.

Après des mois de frappes sur des embarcations accusées de trafiquer de la drogue, les États-Unis ont capturé samedi Nicolás Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, qui doivent répondre d’accusations de « narcoterrorisme » à New York.

De nombreux pays contestent la légalité de l’intervention américaine, présentée par les États-Unis comme une « opération de police ».

« Militarisation accrue »

« Les États-Unis ont justifié leur intervention en invoquant le bilan désastreux et de longue date du gouvernement vénézuélien en matière de droits humains », mais on ne peut contraindre à rendre des comptes en menant une « intervention militaire unilatérale en violation du droit international », a affirmé Mme Shamdasani.

Elle a par ailleurs souligné que le Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme avait, depuis environ une décennie, régulièrement alerté sur « la détérioration continue de la situation au Venezuela ».

« Nous craignons que l’instabilité actuelle et la militarisation accrue du pays résultant de l’intervention américaine ne fassent qu’aggraver la situation », a-t-elle indiqué.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *