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Avec APANEWS

Le maréchal Khalifa Haftar a nommé son fils cadet, le général Saddam Khalifa, commandant général adjoint de l’Armée nationale libyenne. Ce choix illustre une volonté de continuité dynastique au sein de l’institution militaire, à l’heure du 85ᵉ anniversaire de sa fondation.

Nommé commandant général adjoint de l’Armée nationale libyenne, Saddam Khalifa, né à Benghazi, est le plus jeune fils du maréchal Khalifa Haftar. Son prénom, choisi en référence à Saddam Hussein, reflète les influences panarabes des années 1980. Diplômé du Collège militaire royal de Jordanie en 2017, il a ensuite suivi divers cursus spécialisés en Libye, en Égypte et en Russie, jusqu’à obtenir un doctorat en sciences militaires au Caire.

Il s’est distingué par son commandement de la brigade Tariq ben Ziyad, devenue une unité d’élite, et par sa montée rapide dans la hiérarchie militaire. Promu en 2023 après les opérations de secours menées lors des inondations de Derna, il a accédé en 2024 au poste de chef d’état-major des forces terrestres avant sa récente nomination comme numéro deux de l’armée.

Parallèlement à sa carrière opérationnelle, Saddam Khalifa s’est imposé comme un représentant diplomatique du commandement général, effectuant des visites officielles aux États-Unis, en Russie, aux Émirats arabes unis ou encore au Tchad. Ces déplacements ont renforcé son image d’interlocuteur crédible sur les questions de coopération militaire et de lutte antiterroriste.

Au-delà du champ militaire, il s’investit dans des projets de développement à travers l’Agence nationale de développement, notamment dans la réhabilitation d’infrastructures et l’amélioration des services publics. Il s’implique également dans des initiatives de réconciliation nationale, multipliant les contacts avec les notables locaux, ainsi que dans le soutien à des activités religieuses et des projets destinés à la jeunesse.

Cette nomination, présentée comme une étape de modernisation des forces armées, confirme surtout l’ancrage du clan Haftar au sommet de l’appareil militaire libyen. Elle soulève, en parallèle, des interrogations sur la personnalisation du pouvoir et la place réservée aux dynamiques successorales dans une Libye toujours fragmentée.

MK/Sf/ac/APA

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