Vendredi 4 septembre 2026, le Boulevard du 20 Mai n’avait pas tout à fait l’allure d’une place institutionnelle. Sous les chapiteaux, les consommateurs circulent, comparent les prix et remplissent leurs sacs. Près d’une centaine de stands proposent désormais fournitures scolaires, denrées alimentaires et produits de première nécessité.
Sur place, le Ministre du Commerce, 𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚, est venu constater de visu le déroulement de l’opération spéciale de ventes promotionnelles de fournitures scolaires et de produits de grande consommation. Une descente de terrain destinée à vérifier une chose essentielle : les prix annoncés sont-ils réellement ceux payés par les consommateurs ?
À l’issue de la visite, le constat du Membre du Gouvernement est sans ambiguïté. « Nous combinons cette année la lutte contre la vie chère et la rentrée scolaire », explique-t-il, avant de relever la satisfaction suscitée par les prix pratiqués. Le Ministre salue également l’adhésion croissante des opérateurs économiques et des parents d’élèves.
𝐃𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐟𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞
« Ce que j’ai vu, c’est que le prix est satisfaisant. Nos partenaires opérateurs économiques ont compris qu’il s’agit d’un mouvement citoyen et ils adhèrent. Au début, nous rencontrions des stands éparses, et aujourd’hui c’est le plein d’œuf. La demande est très fortes des opérateurs qui veulent venir contribuer à l’effort qui est fait par le Gouvernement », a déclaré 𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚. « Je relève pour m’en féliciter que les parents aussi ont intégré le concept qui est à leur avantage », s’est réjoui le Membre du gouvernement.
Dans un contexte où les dépenses de rentrée scolaire constituent traditionnellement un pic de pression sur les finances des familles, chaque réduction compte. Les fournitures et manuels scolaires affichent ainsi des baisses comprises entre 5 et 30 %. Pour les parents qui doivent acheter cahiers, sacs, stylos, manuels et autres accessoires pour plusieurs enfants, l’économie peut rapidement devenir substantielle.
Même logique du côté de l’alimentation. Le sac de riz thaïlandais de 25 kg est proposé à 10 000 FCFA, contre 13 000 FCFA habituellement. Le sac de riz pakistanais de 50 kg, 100 % brisures, passe à 13 500 FCFA, contre 18 500 FCFA sur le marché traditionnel. Et surprise de surprise, le riz thaïlandais 100% de brisures à 13.200 FCFA contre 19.000 FCFA habituellement. La viande de bœuf sans os est affichée à 3 000 FCFA le kilogramme et celle avec os à 2 700 FCFA. Ces écarts ne sont pas anecdotiques. Pour un ménage qui doit simultanément financer la scolarité des enfants et assurer l’alimentation quotidienne, ils représentent des marges de respiration dans un budget déjà fortement sollicité.
L’intérêt de l’opération réside surtout dans son modèle. Il ne s’agit pas pour l’État de se substituer au commerce privé, mais d’organiser les conditions permettant aux opérateurs économiques de consentir des prix promotionnels et aux consommateurs d’en bénéficier. Le dispositif repose ainsi sur un partenariat avec des entreprises dites citoyennes, mobilisées autour d’un objectif commun : contribuer à l’effort de maîtrise du coût de la vie.
Pour 𝐌𝐦𝐞 𝐊𝐚𝐦𝐠𝐚, mère de famille rencontrée sur le site, acheter un sac de riz de 50 kg à 13 500 FCFA plutôt qu’à 18 500 FCFA représente une économie directement perceptible sur le budget familial. Même son de cloche chez 𝐌. 𝐎𝐰𝐨𝐧𝐚, pour qui les prix des fournitures scolaires permettent d’envisager la rentrée avec davantage de sérénité.
Ce sont précisément ces économies réalisées à l’échelle de milliers de familles qui donnent sa portée sociale à l’opération. Car derrière chaque réduction de quelques centaines ou de quelques milliers de francs CFA, il y a un cahier supplémentaire acheté, un sac de riz qui pèse moins lourd dans le budget ou une rentrée scolaire préparée avec un peu moins d’angoisse.
Autre dimension de l’opération : la promotion de la production nationale. Sur certains stands, les consommateurs peuvent découvrir des produits fabriqués à partir de matières premières locales. C’est notamment le cas des produits de boulangerie et de pâtisserie élaborés à partir de farine de manioc. Une manière de joindre deux objectifs : soutenir le pouvoir d’achat à court terme et encourager, à plus long terme, la transformation locale et la consommation des produits issus du terroir camerounais.
Cette orientation rejoint les politiques publiques visant à réduire progressivement la dépendance aux importations et à renforcer la production nationale, notamment dans le secteur alimentaire.
Source Mincommerce


