Intitulé « Léon, marche avec nous ! », l’Universitaire décrit son oeuvre comme étant un chant pour unir un peuple et accueillir un pape.
Le Cameroun tient désormais l’un des symboles les plus forts de la visite du pape Léon XIV : un chant inédit, à la fois prière, geste d’hospitalité et proclamation d’espérance. Intitulé « Léon, marche avec nous ! », ce poème chanté est signé par l’universitaire et essayiste Vincent Sosthène Fouda, auteur du texte et de la musique. L’interprétation, les arrangements et la mise en voix sont assurés par la Chorale des Adorateurs du Messie, sous la direction de Georges Camille Akoa, dont la finesse musicale et la sensibilité pastorale donnent à l’œuvre une profondeur rare. Cette collaboration n’est pas qu’un travail artistique : elle prolonge une camaraderie ancienne, née sur les bancs du lycée, devenue au fil des années une fraternité créative. Une œuvre de foi, mais aussi de fidélité humaine. — Un chant qui parle la langue du Cameroun Dès le refrain, le pays se reconnaît :
« Léon, marche avec nous ! Terre mariale, ouvre ta voix ! Afrique en miniature danse de joie, Père venu de Rome, sois chez toi ! »
Le Cameroun y apparaît comme terre mariale, terre de peuples, terre d’accueil. Les 256 communautés y sont évoquées comme un seul cœur, un seul souffle, un seul peuple qui se lève pour accueillir un pèlerin venu de Rome. — Une théologie incarnée : fraternité, justice, synodalité Les dix couplets du chant traversent les grandes intuitions de l’Église contemporaine : – la fraternité comme horizon, – la dignité humaine comme socle, – la synodalité comme méthode, – la paix comme mission, – l’Église-Famille comme identité africaine, – la proximité du pasteur comme promesse. L’un des vers déjà repris dans les paroisses affirme :
« Là où la vie ploie sous l’injustice, là se lève Dieu, compagnon des pauvres. »
Une phrase simple, mais qui porte toute la tradition sociale de l’Église et l’héritage du Père Engelbert Mveng, dont l’ombre lumineuse traverse discrètement l’œuvre. — Une interprétation enracinée dans les traditions musicales du pays La voix des choristes, les réponses du chœur, les respirations polyphoniques, les échos de tam‑tams et de balafons : tout concourt à faire de ce chant une prière africaine, une liturgie vivante, une offrande musicale. La chorale Gospel de Nkolndongo, habituée à faire dialoguer les traditions chrétiennes dans un pays où les obédiences cohabitent en intelligence, donne au chant une ampleur populaire et une profondeur spirituelle. — Une œuvre née d’un parcours spirituel… et d’une fraternité durable Pour l’abbé Jean‑Claude Bambele, missionnaire en Belgique et ancien condisciple de Fouda, cette création n’a rien d’une surprise. Il rappelle que l’auteur écrivait déjà, au séminaire, des prières et des poèmes inspirés par Patrice de La Tour du Pin, dont on retrouve ici la sobriété lumineuse et la densité intérieure. Mais l’histoire du chant est aussi celle d’une amitié fidèle : celle de Fouda et d’Akoa, deux anciens camarades de lycée qui, des années plus tard, unissent leurs talents pour offrir au pays un chant de rassemblement. Une œuvre née d’un chemin spirituel, intellectuel et poétique, mais aussi d’une fraternité qui traverse le temps. — Un chant pour rassembler un pays en attente À quelques jours de la visite du pape Léon XIV, le Cameroun cherche des mots, des gestes, des signes pour dire son unité et son espérance. Ce chant en devient l’un des emblèmes : une manière de dire que le pays se tient debout, priant, chantant, ouvert. Le dernier couplet scelle cette intention :
« Sous le soleil du Dieu vivant, nos voix s’unissent dans l’espérance. »
— Un single destiné à une large diffusion Le chant accompagnera : – les veillées de prière, – les rassemblements diocésains, – les célébrations préparatoires, – et possiblement les moments officiels de la visite pontificale. Désormais disponible en single, il est appelé à circuler largement dans les paroisses, les médias, les réseaux sociaux et les communautés chrétiennes du pays et de la diaspora. — Un chant, un pays, une visite : “Léon, marche avec nous !” entre dans l’histoire Avec cette œuvre, le Cameroun offre au pape Léon XIV un chant qui dit tout : la foi d’un peuple, la beauté d’une terre, la force de ses cultures, la profondeur de son espérance. Un chant né d’une amitié, porté par une chorale, offert par un peuple. Un chant qui ne s’écoute pas seulement : il se porte, il se marche, il se vit. —


