Proche de l’appareil du RDPC et du sérail, la romancière bat en brèche le narratif de l’ex Chef du bureau Renseignements à l’état-major du Président de la République, qui ne s’appuie, de son point de vue, sur aucun fait vérifiable.
Les déclarations du Capitaine Effoudou auraient pu nourrir utilement le débat public si elles s’appuyaient sur des éléments vérifiables et si leur auteur ne faisait pas lui-même l’objet d’interrogations quant à son parcours.
Lorsqu’un militaire intervient sur des sujets aussi sensibles, sa crédibilité est inévitablement mise en balance avec son histoire et les faits qui lui sont reprochés.
Des allégations circulent depuis longtemps concernant le passé sulfureux de ce Capitaine, notamment des accusations de falsification de documents et les circonstances de sa radiation des forces armées.
Si ces éléments sont évoqués dans le débat public, ils méritent d’être clarifiés pourquoi ne commence t’il pas par nous dire pourquoi il a été radié de l’armée?
Le contexte actuel est marqué par une forte polarisation. Le débat politique et sociétal se transforme dans ce contexte en une succession de dénonciations, d’invectives, de tentatives de discrédit et d’atteintes à la réputation.
Dans un tel climat, c’est normal, chacun est tenté de dire ce qu’une partie de l’opinion souhaite entendre.
Il est essentiel que les Citoyens demeurent vigilants. Nous traversons une période particulièrement sensible pour notre pays.
Le Capitaine Effoudou avant de prétendre vouloir éclairer l’opinion publique devrait également être prête à répondre aux questions légitimes concernant son propre parcours.
De nombreuses personnes s’interrogent notamment sur les circonstances de sa radiation de l’armée, sachant qu’une telle décision est généralement exceptionnelle et suscite naturellement des questions.
Dans un État de droit, la crédibilité ne repose ni sur les déclarations seules ni sur les accusations, mais sur la transparence, la cohérence du parcours et la capacité à étayer ses propos par des preuves.


