Tête-à-tête : L’ambassadeur des Etats-unis chez le Ministre du commerce

10 août 2026
4 min de lecture
Tête-à-tête : L’ambassadeur des Etats-unis chez le Ministre du commercele courrier du cameroun

Le Ministre du Commerce, 𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚, a reçu en audience, ce lundi 10 août 2026, le Chargé d’Affaires de U.S. Embassy Yaounde, 𝐒.𝐄.𝐌. 𝐉𝐨𝐡𝐧 𝐆. 𝐑𝐨𝐛𝐢𝐧𝐬𝐨𝐧, accompagné de 𝐘𝐞𝐥𝐞𝐧𝐚 𝐙𝐞𝐫𝐮, cheffe de la section économique de l’Ambassade américaine. Cette rencontre s’inscrit dans la perspective du Dialogue économique Cameroun-États-Unis, prévu le 27 août 2026 à Yaoundé à l’initiative de Washington. Cette rencontre avait notamment pour objectif de recueillir les attentes et les priorités de la partie camerounaise en matière de relations commerciales, afin d’alimenter les travaux du prochain Dialogue économique.

Dans sa prise de parole, le diplomate américain a d’abord exposé l’architecture du dialogue à venir, articulé autour de trois piliers. Il s’agit notamment du climat des affaires, les opportunités de commerce et les opportunités d’investissement. Plusieurs secteurs à fort potentiel devraient également être explorés dans ce cadre à savoir le secteur minier, les technologies et la fintech. L’objectif est de faire émerger de nouvelles opportunités de coopération entre les opérateurs économiques des deux pays et de favoriser une implication accrue du secteur privé. Pour clôturer son propos, 𝐒.𝐄.𝐌. 𝐉𝐨𝐡𝐧 𝐆. 𝐑𝐨𝐛𝐢𝐧𝐬𝐨𝐧 a tenu à féliciter le Ministre du Commerce pour l’organisation et le succès de la 14e Conférence Ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (CM14), organisée au Cameroun.

Au nombre des sujets majeurs soulevés par le Ministre du Commerce figure l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Depuis janvier 2020, le Cameroun ne bénéficie plus de ce dispositif commercial américain destiné à favoriser l’accès des produits africains au marché des États-Unis. Pour 𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚, la réintégration du Cameroun dans ce mécanisme constitue un enjeu important de la relation commerciale bilatérale. « Nous avons fait tous les efforts que nous pensions nécessaires pour l’accès au marché américain et développé nos échanges commerciaux sur la base de l’Accord sur l’AGOA. Malheureusement, pour d’autres critères que nous pensons étrangers au commerce, le Cameroun est suspendu de l’AGOA », a expliqué le Ministre.

Au-delà de la seule réintégration au dispositif, le Membre du Gouvernement souhaite que celle-ci s’accompagne d’un véritable appui à la transformation de l’économie locale. « On veut réintégrer l’AGOA, mais on veut l’AGOA avec une assistance technique portée sur le financement de la production et la transformation locale de nos produits pour parvenir à l’exportation », a souligné 𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚.

𝐍𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́

Autre dossier appelé à retenir l’attention lors du Dialogue économique du 27 août prochain : le projet de construction d’un laboratoire des normes et de la qualité. Porté par le Ministère du Commerce, ce projet répond à un enjeu stratégique : renforcer les capacités nationales en matière de contrôle, de certification et de conformité des produits aux standards internationaux. Pour le Cameroun, disposer d’un tel outil constitue une condition importante pour améliorer la compétitivité des produits locaux et faciliter leur accès aux marchés extérieurs. La question des normes étant devenue incontournable dans les échanges internationaux, la mise en place de cette infrastructure devrait contribuer à mieux accompagner les opérateurs économiques dans leurs démarches d’exportation.

Le Ministre du Commerce a également mis sur la table le projet de création d’une Bourse des matières premières. L’étude de faisabilité de cette infrastructure a déjà été réalisée par le Ministère du Commerce. L’ambition est de mettre en place un mécanisme moderne permettant de rapprocher l’offre et la demande, tout en donnant aux producteurs une meilleure visibilité sur l’évolution des marchés.

Une telle plateforme permettrait notamment aux producteurs, où qu’ils se trouvent, d’accéder aux informations relatives aux cotations, aux variations des cours et aux besoins des différents marchés. Elle pourrait ainsi contribuer à une meilleure transparence des transactions et à une valorisation plus efficace des productions camerounaises. La prochaine étape consiste désormais à mobiliser les partenaires susceptibles d’accompagner la concrétisation de ce projet.

Le Ministre du Commerce a évoqué enfin la coopération en matière d’intelligence artificielle. Un sujet qui a recueilli l’assentiment du Chargé d’Affaires de l’Ambassade des États-Unis au Cameroun. Les deux parties ont convenu de l’importance aujourd’hui de cet outil technologique.

𝐂𝐞𝐥𝐜𝐨𝐦 𝐌𝐢𝐧𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞

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