Le cabinet de conseil Henley & Partners a publié sa dernière mise à jour de l’indice mondial des passeports, basé sur les données de l’Association internationale du transport aérien (IATA) [Henley & Partners, Henley & Partners]. Ce classement mondial de référence, qui mesure la liberté de circulation des citoyens, met en lumière les écarts de puissance diplomatique sur le continent africain. Si certaines nations insulaires tirent leur épingle du jeu, la majorité des passeports d’Afrique subsaharienne, dont celui du Cameroun, font face à d’importantes restrictions de voyage.
Le Cameroun au cœur de la mobilité en Afrique centrale
Le passeport camerounais se maintient à la 89e place mondiale dans cette nouvelle édition de l’indice. Les citoyens camerounais peuvent aujourd’hui voyager vers 53 destinations à travers le monde sans avoir besoin d’obtenir un visa préalable. Ce score reflète une stabilité pour la diplomatie camerounaise, bien que l’accès direct reste principalement limité à des accords de réciprocité régionaux, notamment au sein de la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Le Cameroun devance toutefois plusieurs de ses voisins directs de la sous-région, mais reste soumis à des formalités strictes pour la quasi-totalité des grands pôles économiques mondiaux.
Un continent africain à plusieurs vitesses
À l’échelle du continent, le classement Henley révèle de profonds contrastes. Les nations insulaires dominent largement le sommet africain. Les Seychelles occupent la première place continentale, permettant à leurs ressortissants d’accéder à 156 destinations sans visa. L’île Maurice suit de près avec un accès à 149 pays, tandis que l’Afrique du Sud complète le trio de tête africain grâce à une forte ouverture sur les pays du Commonwealth.
À l’inverse, l’Afrique du Nord et les zones touchées par l’instabilité politique affichent des scores beaucoup plus faibles. Les passeports de la Libye (40 pays), du Soudan (43 pays) et de la Somalie (35 pays) figurent parmi les plus restrictifs du continent, illustrant le lien direct entre la stabilité sécuritaire d’un État et la force de son passeport sur la scène internationale.
Les extrêmes du classement mondial
Au-delà des frontières africaines, le Henley Passport Index rappelle que le fossé de la mobilité mondiale continue de se creuser. Au sommet absolu du classement, le passeport de Singapour conserve son titre de passeport le plus puissant du monde [Henley & Partners]. Ses détenteurs peuvent entrer dans 192 pays sans aucune formalité de visa préalable [Henley & Partners]. À l’autre extrémité de la liste, l’Afghanistan demeure le pays possédant le passeport le moins puissant de la planète, avec seulement 22 destinations accessibles librement, illustrant l’isolement diplomatique total du pays.
Source : Le Journal Chrétien


