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Avec Jean-Pierre Du Pont

Aux yeux de ses contempteurs et procureurs, souvent prompts à endosser les habits de directeurs de conscience et de pères-fouettards moralisateurs, Issa Tchiroma Bakary n’aurait, à première vue, aucun mérite particulier pour se retrouver au centre d’un tel capital de sympathie dans la dynamique actuelle du changement.

Issa Tchiroma, l’improbable vecteur du changement.

Aux yeux de ses contempteurs et procureurs, souvent prompts à endosser les habits de directeurs de conscience et de pères-fouettards moralisateurs, Issa Tchiroma Bakary n’aurait, à première vue, aucun mérite particulier pour se retrouver au centre d’un tel capital de sympathie dans la dynamique actuelle du changement.

Pourtant, et il le reconnaît lui-même, le moment semble lui sourire, porté à la fois par la providence et par un peuple lassé de se faire berner, qui a décidé cette fois-ci de prendre le taureau par les cornes, quitte à tirer le diable par la queue.

C’est une logique du paradoxe, presque de l’absurde : le peuple choisit de se servir de Tchiroma comme d’un serpent, sur le dos duquel il lui faut traverser un fleuve infesté de caïmans pour atteindre l’autre rive — celle du renouveau tant attendu, ou plus exactement de la renaissance .

En clair, il ne s’agit pas ici d’un triomphe personnel, mais d’une stratégie de survie collective, où la raison politique se mêle à l’instinct de conservation. Et parfois, dans l’histoire des peuples, c’est par les voies les plus inattendues que se frayent les véritables chemins du changement. Et c’est en cela que se réalisent les Évangiles:  » Les chemins du Seigneur sont sinueux et impénétrables »

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