Avec Cheikh JAMAL
Un commentateur politique talentueux, certes, mais qui n’a jamais dépassé le stade du verbe. Derrière l’éloquence, je n’ai toujours perçu qu’une quête de confort personnel, bien loin du sacrifice que requiert la cause nationale.
Le Refus de l’Imposture :
Ni Tchiroma, Ni Bello, Ni Cabral.
Ainsi donc, faudrait-il croire qu’en dehors de Kamto, il ne reste plus dans l’opposition camerounaise une figure originale capable d’incarner l’espérance d’un véritable changement ? Faudrait-il que l’on nous serve comme alternatives, ces visages d’opportunisme politique qui n’inspirent que la lassitude ? Par quelle alchimie à la veille d’une élection présidentielle décisive, un Tchiroma, qui hier encore se faisait le héraut du mépris officiel à l’égard du peuple lorsqu’il était ministre de la communication, peut-il soudain se redécouvrir en ´opposant’, et prétendre l’être plus que ceux dont le combat fut constant ? Et que dire de Cabral ? Un commentateur politique talentueux, certes, mais qui n’a jamais dépassé le stade du verbe. Derrière l’éloquence, je n’ai toujours perçu qu’une quête de confort personnel, bien loin du sacrifice que requiert la cause nationale. Quant à Bello, je reconnais sa retenue et son respect du jeu républicain mais cela, à mes yeux, demeure insuffisant pour en faire un choix présidentiel.
Non, jamais je ne confierai mon vote à Tchiroma, ni à Bello, encore moins à Cabral. Car le destin du Cameroun ne saurait se réduire à des carrières individuelles, mais doit se confondre avec le courage, la constance et l’intégrité.
Cheikh Jamal
